Stéphane Butet
C’est un voyage que nous propose Stéphane Butet, un voyage solitaire, comme un vagabondage dans la pensée, l’imaginaire, l’impossible. C’est ainsi comme un rêve, empreint de mélancolie parfois, de poésie toujours où le figuratif pointilleux se dispute avec le surréalisme fantasmé. Il y a chez Stéphane Butet cette capacité à faire ressentir, à susciter des émotions physiques bien réelles dans l’observation de son théatre irréel. Le froid et le chaud, la tendresse et la peur, le silence et le bruit d’un monde fantasmé. Comme une invitation à embarquer dans son univers, Stéphane s’amuse à nous entrainer dans son monde fantasmagorique comme on plonge dans un conte où l’on prend un immense plaisir à frissonner.



Comédien, Stéphane Butet a tenu au cinéma et au théâtre des rôles de marins ou de canailles qui collent à son image. A bien le regarder, on se dit qu’il incarne ce qui lie ces personnalités à la marge – une sorte de déroute aux faux airs de vagabondage. Plutôt que comédien, il aurait pu être évadé professionnel. Rompu aux voyages solitaires, il a réalisé des documentaires sur ses sujets fétiches : les îles, les phares – de Bretagne ou d’Islande –, les exils quotidiens sous toutes leurs formes.
Peintre, Stéphane s’est nourri de ce regard trimballé partout. Son indolence un peu sauvage, la douceur et l’intensité de sa présence d’acteur semblent se retrouver dans les sujets qu’il représente. Ses toiles qui associent l’acrylique, le crayon et parfois le collage touchent par le mystère qui en émerge et par la technique impressionnante de précision de leur auteur.

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